Ishango

ISHANGO Opus 1 :

Distribution artistique : Camel Zekri : direction artistique, composition et guitare/ Dominique Chevaucher : improvisation vocale, theremin /Joseph Epanza : chant, flûte, percussion/Prosper Kota : chant, percussion /Jean Pierre Mongoa : chant, harpe, percussion/ Giacomo Spica : slam, instruments préparés

 

 

ISHANGO Opus 1 :

Distribution artistique : Camel Zekri : direction artistique, composition et guitare/ Dominique Chevaucher : improvisation vocale, theremin / Joseph Epanza : chant, flûte, percussion / Prosper Kota : chant, percussion / Jean Pierre Mongoa : chant, harpe, percussion / Cooper Moore : instruments préparés

 

ISHANGO Opus 3 :

Distribution artistique : Camel Zekri : direction artistique, composition, guembri et guitare/ Dominique Chevaucher : improvisation vocale, theremin / Joseph Epanza : chant, flûte, percussion/ Prosper Kota : chant, percussion/ Jean Pierre Mongoa : chant, harpe, percussion

 

Création de Camel Zekri

avec Dominique Chevaucher et les Pygmées Akas de Centrafrique

 

Ishango est une rencontre et une expérience musicale qui a pris naissance lors du repérage fait par Camel Zekri pour le Festival de l'eau en 2000. Après plusieurs résidences à Bangui, Ishango est conçue de manière évolutive sur trois ans de 2009 à 2011 avec Camel Zekri, Dominique Chevaucher et les pygmés Aka Prosper Kota, Jean-Pierre Mongoa et Joseph Epanza.  Ces trois rencontres ont été l’occasion d’inviter le slameur Giacomo Spica et le pianiste poète et improvisateur américain Cooper Moore.

 

La voix et l’improvisation

Les musiciens Aka sont intégrés dans le processus de composition qui donne une grande part à l'improvisation où le timbre est le pivot des pièces musicales. Les combinaisons sonores inédites entre les instruments en bambou, en bois avec cordes nylon, aux tambours grave médium en peau d’antilope, le theremin, la guitare électronique et le détournement sonore d’objets de récupérations donnent le caractère d’une musique du monde au présent. Dans les polyphonies pygmées, kiogo-ékoké est réservé aux hommes. Kingo-ékélélé est partage entre les deux sexes. La voix médium (Ndiyengué) est un espace qui appartient aux femmes. C’est là que Dominique Chevaucher installe ses improvisations.

 Avec leur chant, les Aka parlent de la vie en forêt, notamment en faisant des louanges aux chasseurs avec le Mo-mbété (flûte) avant que le village partage avec joie le gibier. Les instruments, dans la forêt, sont utilisés dans des contextes précis, comme le Mbongongo (harpe) qui est utilisé lorsqu’un homme demande la main aux parents d’une femme, avec une dote espérant l’approbation de ceux-ci. Les Mokinga, sont des tambours qui avertissent les villageois d’un malheur arrivé au village afin qu’il se réunissent au village. Il est utilisé lors des funérailles pour libérer les forces du mort. C’est sur ces fondements culturel des pygmées Aka que les texte du slameur d’inscrivent. L’harmonie qui se trouve dans la relation entre les hommes, avec la nature et au corps, prend une force lumineuse face aux valeurs en mouvement de la modernité. Les textes urbains du slameur s’entrechoquent avec les paroles de la forêt.

 

Entre leur forêt nos villes et campagnes

 Afin de créer de bonnes rencontres, il était nécessaire de nous rencontrer dans nos différents lieux de vie : nos campagnes et nos villes, ainsi que leur forêt. Ces rencontres ont créé un équilibre dans nos échanges, de parler de tout ce que respectivement nous ressentons, nos émotions, nos troubles, nos incompréhensions … chacun le disant à sa manière, chacun le comprenant à sa manière. Au fur et à mesure de nos voyages, nous avons vu la déforestation prendre de la place petit à petit, effaçant leurs cultures. Les textes défendant leurs droits n’arrivent pas au cœur de la forêt, ainsi, ils viennent en France et à l’étranger pour se présenter eux-mêmes, pour dire qui ils sont, non seulement une des plus anciennes civilisations du monde qui a côtoyé la grande civilisation de l'Egypte antique, mais qu'ils ont aussi une des plus grandes connaissances pharmacopées de la planète, et qu'ils ont inventé une polyphonie libre, ouverte, généreuse et universelle où la hiérarchie n'existe pas. 

Jean Pierre Mongoa (chant, harpe), Joseph Epanza (chant, flûte) et Prosper Kota (chant, percussion) sont les piliers, la mémoire du village de Moundjou Ngonda. Leurs chants profonds retracent la vie du campement, parlent des femmes et des hommes, de leur attachement à leur milieu naturel.

Par la création, la composition et l'invention, ils affirment leur appartenance à la modernité. D'une manière pacifique, ils nous disent que nous sommes tous des contemporains.

 

CAMEL ZEKRI

 

 

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